Ce film est bien plus qu’un documentaire : c’est un cri de mémoire, une ode à la puissance féminine, un miroir de notre histoire collective.
Ce film documentaire-fiction de 26 minutes, issu de la série « Femme et activités portuaires et maritimes », vous transporte au cœur d’un pan méconnu mais fondamental de l’histoire du Bénin : la résistance du royaume du Danxomè face à l’expansion coloniale française, et le rôle central des femmes dans cette lutte. À travers le regard des Agoojié — les légendaires guerrières du Dahomey — et des femmes d’aujourd’hui qui font vivre les métiers du port et de la mer, ce film tisse un lien puissant entre passé et présent. Il ne s’agit pas d’un simple retour historique, mais d’un hommage vibrant à celles qui ont défendu leur territoire, leur culture et leur dignité.
1858 – 1894 : La bataille des ports commence. Le roi Gbèxazîn, dernier souverain indépendant du Danxomè, refuse catégoriquement l’installation d’un poste de douane français au Port de Cotonou. Ce refus déclenche une série de tensions diplomatiques et militaires, marquant le début d’une crise franco-danxoméenne. Le port devient un enjeu stratégique, un symbole de souveraineté, et un champ de bataille pour l’identité du royaume.
Les Agoojié : femmes de guerre, femmes de pouvoir. Redoutables combattantes, les Agoojié ne sont pas des figures secondaires de l’histoire. Elles sont l’incarnation de la résistance, de la stratégie militaire et de la loyauté envers leur roi et leur peuple. Ce film leur redonne voix et visage, en les plaçant au centre du récit historique et culturel.
Aujourd’hui : Le Port Autonome de Cotonou fête ses 60 ans. De poste contesté à plateforme commerciale majeure, le port est devenu un pilier de l’économie béninoise. Mais derrière les grues et les cargos, ce sont des femmes qui assurent la logistique, la sécurité, la navigation et la mécanique. Elles sont les héritières des Agoojié, perpétuant l’esprit de détermination et de maîtrise.